在 Anna 的[一頁定勝負]裏讀到三島由紀夫如何在每一頁稿紙上一決勝負,定了就不再有懸念,就算其中有不漂亮的地方,那也是那個時候的自己,也就是說那是,也只是某種狀態。
在每一個書寫中,有如一場戰伇,戰場是紙頁,武器是字句,而死傷的現場卻是無法被看到的腦細胞,整個交戰過程有如平靜的筋疲力竭。
然後我想起了傅柯在Le beau danger裏談到一個問題,是否存在著書寫的愉悅?
他很懷疑,於是他舉了他最喜愛的作者Roussel為例,在那個被判定為歇斯底里的狀態下的書寫,那裏面有愉悅嗎?但即便是Roussel,即便我們說他是在一種狂熱的狀態下書寫,但那不代表他不是在紙頁上征戰掙扎。
Roussel ne cesse pas, dans Comment j'ai écrit certains de mes livres, de rappeler avec quelle peine, à travers quelles transes, au milieu de quelles difficultés, de quelles angoisses il écrivait ce qu'il avait à écrire; les seuls grands moments de bonheur dont il parle, ce furent l'enthousiasme, les illuminations qu'il eut après avoir achevé son premier livre.
---Le beau danger, p. 54-55
惟有書完成之際才是幸福的片刻。這個片刻就像是在穿越深長的隧道之後四周一切都明亮清楚起來。就是那種清晰的感覺才是那個幸福的片刻。